Un TPE pour le bac

III/ La concrétisation du développement durable

1) Les problèmes dus à notre mode de vie 

Le taux d’extinction des espèces est actuellement 1 000 à 10 000 fois plus rapide que ce que la Terre a pu connaître durant son histoire ?
Le réchauffement de la planète pourrait entraîner la disparition d’un tiers des espèces dans le courant de ce siècle.

I/ Qu'est ce qui est menacé ?

- La biodiversité, c'est-à-dire la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes connaît une érosion sans précédent :

Ainsi, les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au taux d'extinction naturel et cette crise d'extinction sans précédent est due à l'activité directe ou indirecte des hommes.
Destruction et fragmentation des habitats, surexploitation de la récolte, la chasse, la pêche et le commerce, introduction d'espèces exotiques envahissantes, changements climatiques, pollution et gaspillage sont leurs principales causes de disparition.

- Les forêts

La forêt est le plus grand réservoir de biodiversité terrestre et elle joue un rôle vital dans la régulation des climats et du cycle de l'eau et de l'air. 15 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année sur la planète, soit l'équivalent de la surface forestière de la France métropolitaine. Les forêts tropicales sont les plus touchées. Les zones tempérées et boréales subissent, elles aussi, des pertes importantes en biodiversité, notamment à cause de l'uniformisation des forêts. Ainsi en France.

- Des îles en péril

Des populations de plantes et d’animaux originaires des îles disparaissent sous l’effet d’espèces envahissantes étrangères qui constituent une grande menace pour la biodiversité. Des centaines de nouvelles évaluations de plantes d’Hawaï, des îles Falkland (îles Malouines), des îles Vierges britanniques, des Seychelles, de Tristan de Cunha, St-Hélène te de l’Ascension révèlent de mono perspectives.


Sur ces îles se sont développés des assemblages uniques d’animaux et de plantes qui sont extrêmement vulnérables aux perturbations d’origine humaine. En guise d’exemple, les espèces envahissantes ont causé l’extinction de quatre espèces de plantes sur l’île de l’ascension que l’on ne trouve nulle part ailleurs.


Les plantes d’Hawaï sont également sérieusement menacées par des espèces envahissantes. Les animaux herbivores introduits dans les îles vers la fin du 18ème siècle y ont causé d’importants dégâts. Alors que les plantes autochtones déclinent, les individus restants résistent difficilement à la compétition avec les mauvaises herbes introduites et aux attaques d’insectes, dont un bon nombre à également été introduit. La disparition d’espèces pollinisatrices qui ont évolué avec certaines plantes signifie qu’il y a très peu, voire aucune chance pour ces plantes de se reproduire.
Des endroits tels que les Galapagos, Hawaï et les Seychelles sont célèbres pour leur beauté qu’elles doivent à la diversité des plantes, des animaux, et des écosystèmes qu’elles abritent. La Liste rouge nous indique que les activités humaines nous conduisent vers une vague d’extinction qui pourrait rendre ces îles écologiquement et esthétiquement stériles.

- Un mammifère sur quatre est menacé d'extinction

En 2004, pas moins de 3 330 espèces animales et végétales menacées d’extinction ont été ajoutées à la liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (IUCN), soit un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit...
D’ici à moins d’un demi-siècle 5 à 15% des espèces animales et végétales pourraient avoir disparu de la surface de la Terre. Le déclin de la biodiversité est tel que les scientifiques parlent de la sixième grande crise d’extinction des espèces depuis que la vie est apparue sur notre planète. L’homme est le premier responsable de ces disparitions. A grands coups de déforestation, de mise en culture, d’implantation d’industries polluantes, de la pression démographique, de la chasse, des trafics et des épidémies il a déstabilisé de nombreux systèmes écologiques et bouleversé le climat, au point de compromettre les capacités de nombre d’espèces à se reproduire.
 

Si 10 espèces animales disparaissent, c’est tout l’équilibre écologique qui s’en trouve bouleversé : les plantes qu’ils mangeaient, les prédateurs qui les chassaient, et ainsi de suite.
La planète verrait disparaître entre 50.000 et 80.000 espèces (animaux, végétaux, insectes, poissons, etc.) chaque année. Un chiffre qui serait deux fois plus élevé que ce qu'on estimé il y a quatre ans.


Autant d’espèces qui disparaissent, et c’est la Terre elle-même qui est en péril. Parce que chacune de ces espèces est liée à des dizaines d’autres : soit parce que c’est un herbivore qui sert de garde-manger à un carnivore, soit parce que c’est un insecte qui contribue à l’équilibre entre les plantes et les insectes ravageurs dans une région donnée.


La dernière extinction de masse dans l'Histoire est celle qui a vu mourir les dinosaures, il y a 65 millions d’années. Plus de 5000 espèces animales seraient menacées dans le monde.
En ce qui concerne les plantes, selon un récent rapport établi par l'IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) à partir de 18000 sources de données récoltées pendant vingt années, plus d'une plante sur dix serait en voie d'extinction. Sur les 33798 espèces végétales concernées, 380 sont déjà disparues à l'état sauvage, 371 sont probablement aussi éteintes, 6522 sont en danger et les espèces restantes sont sérieusement menacées et très rares. 91% des plantes menacées sont endémiques de seulement un seul pays.


Si la tendance actuelle ne s’inverse pas, le monde perdra quelque 55% de ses espèces d’ici un siècle. Une telle catastrophe écologique dépasse en ampleur tout ce qu’on peut imaginer, et ses conséquences sur les espèces survivantes sont impossibles à prédire...

EN TRAVAILLANT ENSEMBLE, NOUS POUVONS AIDER A CONSERVER CE QUI RESTE DE LA BIODIVERSITE SUR TERRE.

 

II/ Des comportements à surveiller :

a) Chez les cétacés

- La chasse à la baleine

Dès ses débuts, l’industrie baleinière s’est rendue coupable de surexploitation des cétacés. L’abattage des baleines rapportait en effet beaucoup d’argent. Jadis, les baleines à fanons fournissaient de nombreux produits : la graisse était utilisée pour faire de l’huile pour les lampes, de la margarine et du savon ; les fanons étaient utilisés pour renforcer les corsets ; l’huile contenue dans la tête des cachalots était utilisée pour la confection de bougies et entrait dans la composition de parfums ; bref, un vrai supermarché ! Mais aujourd’hui, de bons substituts ont été mis au point, ce qui a rendu la chasse à la baleine tout à fait inutile.
Malheureusement, aujourd’hui encore, il y a toujours des pays qui continuent à chasser les cétacés : c’est le cas du Japon et de la Norvège, où les baleines sont chassées parce que leur viande y est très appréciée comme plat de luxe.

- La pollution chimique

De plus en plus, on retrouve des cétacés morts échoués sur nos plages : la cause de ce phénomène bien triste est très souvent la pollution. Les produits chimiques (comme les PCB) et les pesticides industriels (comme le DDT) répandus en mer, ou s’y déversant par les rivières, sont consommés directement par les cétacés, ou par l’ingestion de proies contaminées. Certains en meurent, d’autres tombent gravement malades, ne peuvent plus se reproduire ou ont des petits qui souffrent de malformations.

 

- La pollution sonore

De nombreux cétacés naviguent et communiquent grâce au son, et, pour se nourrir, toutes les espèces dentées utilisent l’écholocation. Or, à partir d’une certaine intensité, les niveaux sonores sous-marins provenant du trafic des bateaux et de l’activité industrielle (comme des explosions sous-marines !) nuisent gravement aux cétacés : des dommages de leur structure auditive ont souvent été observés… et les empêchent de communiquer entre eux ou d’utiliser l’écholocation !

 

- La pêche

La pêche au thon représente une grave menace pour certaines espèces de cétacés à dents. Les pêcheurs ont en effet remarqué que plusieurs espèces de thons se déplaçaient toujours à proximité de groupes de dauphins (peut-être ces poissons suivent-ils les dauphins car ces derniers sont plus habiles à trouver des proies dont les deux espèces se nourrissent). Les pêcheurs n’ont plus qu’à suivre les dauphins et, en capturant les thons dans leurs filets, emprisonnent du même coup les dauphins, qui s’y emmêlent et meurent, noyés…Les immenses filets qui dérivent en haute mer entraînent aussi la mort de milliers, voire de millions de cétacés de différentes espèces.

 

- Les bateaux !

Il arrive, bien trop souvent d’ailleurs, que les cétacés rentrent en collision avec de gros bateaux…ou se blessent aux hélices des navires…Les bateaux de tourisme d’observation des cétacés (ce qui est, au départ, une activité bénéfique au niveau économique, scientifique et pédagogique), représentent parfois une menace lorsqu’ils « harcèlent » les cétacés, ou que le trafic des bateaux devient trop important.

 

- La dégradation des habitats

Les dauphins de rivières sont sans doute les plus menacés par la pollution, le trafic fluvial, les barrages dressés en travers des rivières, la rectification des rives… Le développement des côtes et la destruction massive des mangroves (ce qui va souvent de pair), a diminué les alevins (jeunes poissons) dont se nourrissent les cétacés.

- Le changement climatique

Les augmentations de la température de l’eau vont entraîner le déclin du zooplancton, dont se nourrissent de nombreux cétacés (mais aussi plein de poissons !). Le phytoplancton va diminuer aussi, à cause du rayonnement solaire intensifié par le trou dans la couche d’ozone… Or, le phytoplancton est la base de toute la chaîne alimentaire océanique !

b) Chez les moustiques

Nous sommes maintenant envahis par des moustiques qui non seulement nous empoisonnent l’existence quand nous sommes en plein air, mais qui menacent maintenant nos vies. En effet, le virus du Nil occidental et les super abeilles ne sont que quelques-uns des moustiques ravageurs et dangereux avec lesquels nous devons maintenant composer.

Vous avez dû, tout comme nous, voir ce médecin aller jouer au golf et qui s’est fait piquer par une abeille. Il se savait allergique aux piqûres de cet insecte. Il s’injecte donc une dose d’antidote, mais en vain. Quelques minutes plus tard, il décède devant sa femme impuissante. Il a été victime d’une abeille. Une personne de 200 livres devient vulnérable à l’infiniment petit. En effet, les moustiques, virus, bactéries et autres petites choses du même acabit deviennent de plus en plus menaçante pour la race humaine que ne l’ont été les dinosaures ou les gros mammifères. C’est l’infiniment petit qui nous menace. Et cette menace est encore plus à nos portes avec le réchauffement de la planète.

 

Exemple d’une maladie d’un moustique : Chikungunya

Le chikungunya est une maladie transmise par un moustique, l’aedes albopictus.
Ce moustique vit et se reproduit aux abords des maisons, dans tous les endroits où de l’eau stagne. La femelle peut alors venir pondre ses œufs dans des cannettes et des bouteilles, des soucoupes des pots de fleurs, des lieux où sont entreposés des déchets, des pneus, …
C’est une maladie dangereuse qui arrive en France et risque de faire beaucoup de morts car il n’y a pas de traitement ni de vaccins contre cette maladie.

 

c) Chez les ours polaires

Chacun peut facilement s’émouvoir de la possible disparition des ours polaires. Ils font partie intégrante de l’univers du Grand Nord, réputé magnifique et inatteignable. L’UICN classe désormais cet animal parmi les espèces « vulnérables ». Avec le réchauffement de la planète, la banquise du pôle Nord rétrécit, les hivers sont moins longs, les températures moins basses. L’environnement de l’ours polaire a changé et ses possibilités de s’alimenter, de trouver du poisson, diminuent. L’organisation de conservation de la nature estime que, au rythme où le climat se réchauffe, la population d’ours blancs pourrait diminuer de 30% au cours des 45 prochaines années. L’UICN appelle donc la communauté internationale à réduire les rejets de gaz à effets de serre qui modifient les climats et provoquent le réchauffement de l’atmosphère, plus prononcé au pôle Nord.


La pollution joue également des mauvais tours aux ours polaires. Les matières toxiques que nous répandons dans la mer sont consommées par les petits organismes marins : ceux-ci sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux attrapés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C’est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l’organisme des différents animaux qui composent ce que l’on appelle la pyramide alimentaire.

 

d) Chez les abeilles

Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.


Le premier signal d'alarme remonte à l'automne 2006 : les abeilles commençaient alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30% et 90%, on y parle de "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s'intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.


Le même phénomène a été observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas) depuis le début des années 2000, de nombreux pays sont touchés avec là aussi, certaines colonies qui ont perdu jusqu'à 90% de leurs population. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.

 

Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène.
Le mystère reste entier, mais lorsque les sentinelles du bon état de l'environnement viennent à disparaître, cela ne laisse rien présager de bon pour les autres espèces, y compris l'Homme... 

 

2) La politique dans le cdre du developpement durable.

 

On peut dater l'émergence de la préoccupation environnementale des années 1970, avec les deux chocs pétroliers de 1970 et de 1979.

C'est aussi dans cette période que le sommet de la Terre de Stockholm de 1972 commence à faire émerger des formules comme celle de Réné Dubos : « penser global, agir local ».

C'est en 1974 qu'un candidat de sensibilité écologique, Réné Dubos, se présente pour la première fois à l'élection présidentielle en France. La création du premier ministère de l'environnement en France date de janvier 1971.

Enfin, les courbes d'évolution de l'empreinte écologique fournies par le WWF ( World Wildlife Fund fondation pour récolter des dons pour sauver la nature ) permettent de vérifier que c'est bien vers le milieu des années 1970 que l'empreinte écologique  globale de la Terre  commence à dépasser la capacité biologique de notre planète à régénérer les ressources naturelles dont l'humanité a besoin et que les générations futures attendent.

En 1992, le traité sur l'Union européenne confère, à l'environnement, le rang de politique. La première période normative et sectorielle est dépassée.

Le processus d'unification économique et politique et de l'Europe qui a abouti en 1993 à l'Union Européenne  puis a l'Euro en 2002, s'est accompagné d'initiative importantes sur l'environnement ou encore la recherche et développement touchant directement au développement durable.

Traité d'Amsterdam

C'est en 1997 dans  le traité d'Amsterdam que l'expression développement durable apparaît pour la première fois dans un traité européen, dans le septième considérant :

« Déterminés à promouvoir le progrès économique et social de leurs peuples, compte tenu du principe du développement durable et dans le cadre de l'achèvement du marché intérieur, et du renforcement de la cohésion et de la protection de l'environnement, et à mettre en œuvre des politiques assurant des progrès parallèles dans l'intégration économique et dans les autres domaines, »

Le traité d'Amsterdam a été mis en application le 1er Janvier 1999.

L'Union européenne a depuis presque quarante ans organisé son action stratégique environnementale dans le cadre de programmes d'action communautaire pour l'environnement.

Comme l'indique la sénatrice Serge Vinçon, « les premières actions communautaires en faveur de l'environnement ont débuté en 1972, dans le cadre de quatre programmes d'action successifs. Durant cette période, la Communauté a adopté près de deux cents actes législatifs, fixant essentiellement des normes minimales à respecter par les États membres, qu'il s'agisse de gestion des déchets, d'émission de polluants dans l'air ou de qualité des eaux. La matière se prête en effet aisément à une démarche quantitative comme moyen d'apprécier son caractère qualitatif (...).

Chaque État membre de L'UE est tenu de définir une stratégie national de développement durable.

De nombreuses associations essaye de mettre en place le développement durable, greenpeace etant la plus connue. 

Greenpeace est une organisation non gouvernementale internationale de protection de l’environnement présente dans plus de quarante pays à travers le monde.

Greenpeace naît à Vancouver en 1971 quand un groupe de quatorze militants pacifistes et écologistes embarquent à bord d'un vieux chalutier, pour empêcher les essais nucléaires américains sur le site d'Amchitka en Alaska. Dès 1972, les Etats-Unis cessent leurs essais nucléaires atmosphériques. En 1979, Greenpeace devient une organisation internationale quand les bureaux d’Europe, du Pacifique et d’Amérique se réunissent pour constituer Greenpeace International. En 2012, l'organisation compte plus de 3 millions d'adhérents-donateurs et emploie 1 500 salariés, pour un budget global d'environ 210 millions d'euros. Ses recettes proviennent exclusivement des dons de ses adhérents et de fondations. Le principe de non-violence est un élément fondamental de la démarche de Greenpeace et est au cœur même de ses actions. Jamais de dégradation de matériels, jamais de violence envers qui que ce soit. Pour garder son indépendance, Greenpeace refuse les subventions publiques et les contributions d’entreprises et est financée à 100 % par les dons de ses adhérents-donateurs. Cette indépendance politique et financière assure à Greenpeace une liberté totale d’expression et d’action en tout lieu et en toute circonstance. Greenpeace concentre son attention sur les problèmes globaux qui menacent l'environnement au sens large et qui constituent des enjeux planétaires : changements climatiques, consommation énergétique, prolifération nucléaire, dégradation de la biodiversité, pollutions génétiques, dissémination des produits toxiques…

 

3) Les ecoquartiers

Definition :

Un EcoQuartier est un projet d’aménagement urbain qui respecte les principes du développement durable tout en s’adaptant aux caractéristiques de son territoire. Le Ministère s’est doté d’un référentiel en matière d’aménagement durable. Des textes de référence posent également les principes de la Ville durable.

 un écoquartier concilierait autant que possible les différents enjeux environnementaux dans le but de réduire l'impact du bâti sur la nature :

·         réduction des consommations énergétiques : les bâtiments, notamment, répondent à des exigences très strictes avec des consommations au mètre carré aussi faibles que possible. Les écoquartiers remarquables recourent tous aux énergies renouvelables (solaire, le plus souvent).

·         meilleure gestion des déplacements avec limitation de la voiture et incitation à l'utilisation de transports doux (transports en commun, vélo, marche à pied) : les écoquartiers favorisent l'usage du vélo grâce à des pistes cyclables, la présence de parking à vélo sécurisé, des voies piétonnes permettent de circuler en toute sécurité, des arrêts de bus parcourent le quartier, etc. Cette limitation de l'automobile peut même aller jusqu'à son interdiction totale, comme dans le cas des quartiers Carfree.

·         réduction des consommations d'eau : les eaux pluviales sont récupérées et utilisées pour arroser les espaces verts, nettoyer la voie publique ou alimenter l'eau des toilettes.

·         limitation de la production de déchets : la collecte sélective des déchets est de rigueur, mais les déchets verts peuvent également être facilement compostés grâce à des emplacements prévus à cet effet - le compost pouvant ensuite être utilisé pour les jardins et espaces verts.

·         favoriser la biodiversité : suivant les écoquartiers, des mesures peuvent être prises ou encouragées pour permettre à une flore et une faune locale de s'épanouir.

·         les matériaux de construction utilisés et les chantiers peuvent faire l'objet d'une attention particulière (écomatériaux, meilleure gestion des déchets de chantier, réutilisation d'éléments dans le cadre d'une réhabilitation…). Un projet (2012) prévoit d'expérimenter l'utilisation de modules préfabriqués en usine, assemblés sur site en quelques heures (une nouvelle maison (ossature bois) devrait être assemblée chaque jour sur le quartier), à Vert-Saint-Denis.

Un exemple d’écoquartier : la cartoucherie à Toulouse

 

Ce quartier est situé a proximité du centre ville, du CHU purpan et du Zénith

Le tramway, l’autopartage, le bus et le métro y sont les principaux moyens de transports. Des espaces paysagers, des allées vertes et des lieux d’échanges et de rencontres y sont présents.

Les dates importantes de ce quartier :

>> 25 juin au 8 août 2013 : dépollution pyrotechnique sous le parking longeant la voie du TOEC
>> Février à décembre 2013 : dépollution chimique
>> Début 2014 : début des travaux de construction des logements
>> Fin 2015 : livraison des premiers bâtiments publics
>> Fin 2015 - début 2016 : arrivée des premiers habitants

https://www.ladepeche.fr/content/item/media/image/diaporama/cartoucherie_petite.jpg

4) Les écogestes

Agissons maintenant pour diminuer notre empreinte écologique et aider la planète. Il suffit de réaliser régulièrement des gestes simples et quotidiens, à la maison, à l’école, au travail, en vacances, …
Ces gestes qui nous facilitent la vie, nous font aussi faire des économies et protègent notre environnement et donc la planète. Cela paraît insignifiant. Pourtant, comme l’histoire de ce papillon qui d’un coup d’aile va entraîner un ouragan, ces milliers de petits gestes peuvent avoir une portée extraordinaire pour la sauvegarde de notre planète.

Le salon :

Remplacez vos ampoules classiques par des ampoules économiques.
Même si elles sont plus chères à l’achat, elles consomment 80% de moins et ont une durée de vie 6 à 8 fois plus longue.
Chassons les « petites lumières rouges » ! Nos appareils en veille consomment, éteignons-les.
Attention derrière-nous ! En quittant une pièce, pensons à toujours éteindre la lumière.
Pour le chauffage, adaptez la température à votre activité : 20°C pour le séjour, 18°C pour la chambre et 1°C supplémentaire augmente de 7 à 11% la consommation énergétique.

La salle de bain :

Pensons à installer la chasse d’eau à double commande ou à mettre une bouteille d’eau pleine dans le réservoir des WC. Ainsi nous pouvons économiser 3000 litres par an et par personne !
Préférons les douches aux bains qui consomment trois fois plus d’eau (150 à 300 litres d’eau contre seulement 50 à 80 pour une douche)!
Pensons à bien fermer le robinet pendant que nous nous lavons les dents ou les mains. Laisser un robinet couler pendant 3 minutes c’est gaspiller 18 litres d’eau soit 12 bouteilles d’eau minérales !

La cuisine :

Une fraise importée par avion en mars, nécessite une consommation de pétrole 24 fois plus importante qu’une fraise locale et de saison.
Achetons des produits régionaux de saison ! Pensons aussi aux produits issus de l’agriculture biologique.
Chacun d’entre nous produit en moyenne 440 kg d’ordures ménagères par an, soit 1,2 kg par jour.
Quand je jette, je trie ! Pour en avoir peu à trier, préférons des produits avec le moins d’emballages possibles.
Pour les courses, cabas, caddies, paniers, sont préférables aux sacs jetables.

Le garage :

Si vous devez acheter une voiture, faites votre choix en fonction de vos besoins. Parfois les locations coûtent moins cher. Avez-vous pensé aux véhicules GPL ou hybride (électrique+essence) ?
Un quart des déplacements est inférieur à 1 km, et le premier kilomètre pollue deux fois plus que les deux suivants.
Pour faire des courses d’appoint, une petite ballade à pied ou à vélo est bien meilleure pour notre santé et notre environnement !
Sur petites et longues distances, les transports en commun peuvent être plus rapides et moins polluants. Les transports en commun consomment 5 fois moins d’énergie par passager qu’une voiture particulière. Utilisez-les !

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